vont toujours de pair."
Falk van Gaver pousse le chrétien à retrouver son âme, l'âme de sa religion : la personne du Christ en laquelle tout se renouvelle et trouve à s'accomplir. Le temps des pansements et des prothèses doit prendre fin pour les catholiques. Il n'est de solution que dans Dieu, dans l'absolue Vérité de son Amour. Le relatif, l'Histoire nous l'a montré, est voué à l'éphémère, à l'échec, à la médiocrité. Ainsi les systèmes de pensées qui excluent Dieu sont-ils les pires défaites de l'humanité.
Dans la guerre qui fait rage, l'homme est forcé de prendre position de façon radicale et claire. Et il ne s'agit pas pour le chrétien de quelques nouvelles oboles à accorder, de quelques actions ponctuelles à mener. Non, Dieu n'accepte pas les demi-mesures. Qui n'est pas avec moi est contre moi. Alors c'est toute notre vie qu'il faut engager, résolument, joyeusement, silencieusement, au service de Dieu.
Etre chrétien, c'est dire Oui à Dieu, c'est aussi, et cela va avec, dire absolument Non au monde et à son prince.
Falk van Gaver multiplie les pistes d'engagement : famille chrétienne, charité active, entraide paroissiale, économie locale, agriculture biologique, écologie pratique, et puis ascèse joyeuse, culture de l'effort simple, du labeur libérateur, recherche constant d'humilité, soif de créer et d'apprendre plutôt que de consommer.
La ferveur cachée des amis de Dieu, voilà ce qui importe avant tout à la conduite de l'univers.
Falk van Gaver entraîne le lecteur à renouveler son regard, à remettre en question sa vie. La théologie sauvage qui nous est proposée, c'est la nourriture oubliée de l'Histoire, le pain dont vivait les hommes du malnommé Moyen-Âge et dont on a voulu nous priver. Sans théologie, il n'est plus question de comprendre le monde et moins encore de construire un Bien commun, car Tout est en Dieu. Tout est à Dieu. Sans Lui, que faire ? Sans Lui, questionne le vieux moine aveugle du film Le Grand Silence, pourquoi vivre ?
http://engagementchretien.free.fr/dotclear/index.php?2008/01/05/53-devenons-theocrates