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Lettre ouverte  du dernier des chrétiens au premier des Français

Lettre ouverte du dernier des chrétiens au premier des Français

à propos de l'ouverture des magasins le dimanche

Michel Fauquier

Livre
Prix :
9,90 €
Disponibilité :
en stock, expedié sous 24h

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Année :
2009
Editeur :
Artege
EAN13 :
9782916053561
Notre référence :
34093
Nombre de pages :
96

Présentation de l'éditeur
Une école politique affirme sans sourire que le repos dominical est désuet voire néfaste en ces temps de crise économique. Or l’analyse des conséquences sociales de l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche, démontre que cela nourrirait précisément les moteurs de la crise mondiale que nous traversons. Examinant les conséquences les plus concrètes comme les effets à long terme, Michel Fauquier appelle à une réflexion qui ne soit pas menée au nom des seuls impératifs économiques, mais qui prenne en compte le véritable intérêt humain.
 
Recensions
La Nef N°202 - Mars 2009
Ces deux opuscules offrent des arguments pour éviter que le dimanche ne devienne un jour comme les autres. Les deux auteurs dénoncent le tout économique et rappellent au Président son discours du Latran: l’un, curé enthousiasmé, en avait lu des extraits en chaire et reconnaît sa cruelle désillusion ; l’autre, professeur d’histoire, sans doute plus lucide sur l’imposture des propos sarkozystes, se contente de mettre en évidence la contradiction. Si le combat est commun, les deux livres diffèrent sensiblement. « Grande gueule » sur RMC, le père Gourrier est privé à l’écrit de l’intensité sonore revendiquée. Son propos, assez court, convaincra sans doute au café du commerce qui, souhaitons-le, restera ouvert le dimanche. On préférera l’argumentaire plus rigoureux de M. Fauquier. Tout en tenant compte des exceptions nécessaires, l’auteur rejette une logique qui fait « comme si la société n’était pas un tissu, mais une addition d’individus »; il décrypte habilement le piège du « au nom de quoi ? » et y substitue judicieusement la question « au nom de qui? »; il propose des rappels historiques éclairants (les ineptes « décadi » révolutionnaires ; le mot de Kepler sur les protestants qui « aiment mieux être en désaccord avec le soleil que d’accord avec le pape »). Souhaitons que cette lettre ouverte persuade largement que « le repos dominical affirme le primat absolu de Dieu, mais aussi le primat et la dignité de la personne qui l’emporte sur les exigences de la vie sociale et économique, en quelque sorte par anticipation des “cieux nouveaux” et de la “terre nouvelle”, où la libération de l’esclavage des besoins sera définitive et totale » (Jean- Paul II). Henri Quantin
L'Homme Nouveau 
Radio Courtoisie Dimanche 18 janvier 2009
Charles-Henri d'Andigné recevait Michel Fauquier pour un débat d'1h30 avec le député UMP des Yvelines Jean-Frédéric Poisson ainsi que Joseph Thouvenel, le secrétaire adjoint de la CFTC.
Le Salon Beige 27 janvier 2009
Le compromis sur le travail du dimanche est-il acceptable ? Le député FRS-UMP Jean-Frédéric Poisson faisait partie des députés les plus opposés à la proposition de loi sur le travail dominical. Récemment, il a pris parti pour le compromis trouvé entre le gouvernement et les députés. Mais ce compromis, nouveau pseudo-moindre mal par rapport à la proposition de loi, n'est-il pas la porte ouverte au travail dominical ? On lit ainsi sur Liberté Politique : "Charles-Henri d’Andigné recevait dimanche 18 janvier sur Radio Courtoisie l’historien Michel Fauquier, auteur d’une Lettre du dernier des chrétiens au premier des Français, pour débattre au téléphone avec le député Jean-Frédéric Poisson. Le député UMP des Yvelines a rappelé les étapes [...]. On en est à la troisième version, «enfin acceptable» après deux «inacceptables» [...] le texte «reviendra dans le courant du mois d’avril». Pour le député, la situation actuelle est meilleure qu’auparavant : «Le principe du repos dominical est déposé et renforcé : le repos hebdomadaire est donné le dimanche.» Critique, Michel Fauquier ne manque pas d’apprécier l’intérêt de ce compromis, obtenu de haute lutte par les députés frondeurs de l’UMP, mais selon lui, celui-ci n’en reste pas moins insuffisant. Comment ne pas voir les difficultés qui vont se présenter dans les cinq à dix ans à venir avec son «phénomène de tache d’huile» qu’il ne manquera pas d’initier ? Comment définit-on les fameuses «zones touristiques» et «zones frontalières», ces zones pour lesquelles on voudrait la généralisation des dérogations ? Parce qu’enfin, il y aura toujours «la zone qui est derrière la zone frontalière», et la zone dite touristique, car on peut affirmer qu’à peu près toute la France est zone touristique ! Pour l’auteur de la Lettre du dernier des chrétiens au premier des Français, la soi-disant liberté offerte disparaîtrait vite : «On a mis la charrue avant les bœufs.» Jean-Frédéric Poisson l’admet honnêtement, ne niant pas la «force des habitudes contemporaines contractées, ni la force du commerce et de l’échange». [...] Jean-Frédéric Poisson l’avoue : tout le monde est de fait «contre» cette proposition de loi, et le coût politique est plus négatif que positif." C'est pourquoi il ne faut pas faiblir dans l'opposition à cette proposition. Michel Janva
Liberté politique 23 janvier 2009
Repos dominical : le compromis en débat Faut-il ou non accepter le compromis obtenu par les députés de l’UMP opposés au projet Mallié ? Charles-Henri d’Andigné recevait dimanche 18 janvier sur Radio Courtoisie l’historien Michel Fauquier, auteur d’une Lettre du dernier des chrétiens au premier des Français (Tempora), pour débattre au téléphone avec le député Jean-Frédéric Poisson. Le député UMP des Yvelines a rappelé les étapes d’une affaire où l’on n’est pas loin de perdre son latin : ce n’est pas un « projet de loi » mais une « proposition de loi », « pas un texte d’origine gouvernemental » mais « un texte d’origine parlementaire ». On en est à la troisième version, « enfin acceptable » après deux « inacceptables ». Le débat a commencé mi-décembre, puis le projet a été réinscrit au 15 janvier pour être finalement reporté. Après que le règlement de l’Assemblée nationale sera modifié, le texte « reviendra dans le courant du mois d’avril ». Pour le député, la situation actuelle est meilleure qu’auparavant : « Le principe du repos dominical est déposé et renforcé : le repos hebdomadaire est donné le dimanche. » Critique, Michel Fauquier ne manque pas d’apprécier l’intérêt de ce compromis, obtenu de haute lutte par les députés frondeurs de l’UMP, mais selon lui, celui-ci n’en reste pas moins insuffisant. Comment ne pas voir les difficultés qui vont se présenter dans les cinq à dix ans à venir avec son « phénomène de tache d’huile » qu’il ne manquera pas d’initier ? Comment définit-on les fameuses « zones touristiques » et « zones frontalières », ces zones pour lesquelles on voudrait la généralisation des dérogations ? Parce qu’enfin, il y aura toujours « la zone qui est derrière la zone frontalière », et la zone dite touristique, car on peut affirmer qu’à peu près toute la France est zone touristique ! Pour l’auteur de la Lettre du dernier des chrétiens au premier des Français, la soi-disant liberté offerte disparaîtrait vite : « On a mis la charrue avant les bœufs. » Jean-Frédéric Poisson l’admet honnêtement, ne niant pas la « force des habitudes contemporaines contractées, ni la force du commerce et de l’échange ». Mais il essaie de comprendre : « Nicolas Sarkozy est un vrai libéral qui a une approche de type nord-américain », pour lui, « plus on travaille plus on crée de richesses, en termes de principes, on ne doit pas être empêché »… L’émission prend un tour des plus intéressant à la question du coût politique d’un débat que nul n’avait pas prévu aussi houleux. Jean-Frédéric Poisson l’avoue : tout le monde est de fait « contre » cette proposition de loi, et le coût politique est plus négatif que positif. L’émission se conclut par une intervention de Joseph Thouvenel, secrétaire général de la CFTC , très mobilisé contre les « pièges de la proposition de loi », signe d’un matérialisme qui encourage le « consommer, vendre et produire à tout moment », « visage que se donne en réalité le libéralisme d'où est née cette proposition de loi ». Quant au problème de Plan-de-Campagne, l'énorme zone commerciale des Bouches-du-Rhône située sur la circonscription de Richard Mallié, ni frontalière, ni touristique et qui ouvre illégalement tous les dimanches depuis plus de quinze ans, il redit que les syndicats ne sont pas des coupeurs de têtes et qu'ils proposent un plan de retour à la normale, doucement, sur les quinze ans qui viennent ». Alors que le régime actuel prévoit « des exceptions de bon sens », le syndicaliste pense que « c’est toute la France qui ouvrira le dimanche si on laisse faire ».