Présentation de l'éditeur
La déchristianisation de la France a entraîné une déculturation des Français et de leur langue. On a perdu le sens des mots parce que l’on a perdu le sens de la vie telle que la concevaient les siècles passés.
Il fallait l’immense savoir de Pascal-Raphaël Ambrogi pour dresser l’inventaire des mots, et leur donner un contenu exact, précis, accessible à tous.
Ami de la langue française dans toute sa clarté il est serviteur et témoin d’une langue qui reste par son universalisme source de sagesse et par la richesse de ses nuances source de précision dans l’expression. C’est ainsi qu’il a déjà publié aux éditions Chiflet, les « Particularités et finesses de la langue française ».
Homme de foi, il ne s’est pas uniquement tourné vers une archéologie de mots rares en matière religieuse, qui rencontrés au hasard d’une lecture demanderaient le secours d’un ouvrage savant et simple pour en éclairer la compréhension, Pascal-Raphaël Ambrogi se veut aussi serviteur et témoin du sens que le christianisme peut aujourd’hui encore donner à l’existence de qui le veut. Une des trouvailles maîtresses de son livre est donc d’avoir multiplié avec bonheur les citations intéressantes de la Bible, de la liturgie catholique, ou de grands auteurs spirituels. Selon les mots illustrés on peut facilement retrouver le texte d’une prière, l’acte de Charité par exemple, le passage d’Écriture concerné, ou encore la vision d’un Teilhard de Chardin sur le sujet. Bien plus qu’un simple « dictionnaire », c’est une véritable mine de textes qu’offre l’auteur. C’est l’une de ses grandes originalités et l’un de ses grands mérites, qui en fera un ouvrage pratique et utile pour tout un chacun, mais aussi pour les prédicateurs, catéchistes, laïcs en responsabilité ecclésiale, les étudiants en théologie ou en université.
À vous donc lecteur de naviguer dans ce riche ouvrage et d’y entendre l’écho du divin.
Abbé Pierre-Édouard de Bruchard
Recensions
Valeurs actuelles 23 octobre 2008
Retourner à la source de ce qui fait notre culture européenne et rendre compte de l'héritage incommensurable que nous a légué la chrétienté, c'est ce qu'a entrepris Pascal-Raphaël Ambrogi dans ce dictionnaire, remède contre "l'amnésie galopante", comme l'écrit le cardinal Paul Poupard dans la préface. Des mots anciens, oubliés ou dévitalisés retrouvent leur sens à la lumière de théologiens et d'écrivains que l'auteur convoque ici, des expressions consacrées retrouvent leur force et les saints redorent leurs auréoles. Pour le lecteur érudit comme pour le simple curieux soucieux d'approfondir sa connaissance du sacré, ce livre s'avérera un outil précieux. En filigrane, l'ouvrage souligne la dimension civilisatrice du christianisme, "notre matrice commune" comme l'écrit Pascal-Raphaël Ambrogi, convaincu qu'encore aujourd'hui, "la France pense en chrétienne".
C.G.
Le Figaro Magazine 21 juin 2008
Bien que le catholicisme reste la religion de la majorité des Français, le recul de la pratique religieuse et la sécuralisation croissante de la société font que tout un pan de notre culture historique et de notre mémoire collective devient indéchiffrables pour nos contemporains : les références chrétiennes élémentaires leur sont étrangères. C'est pour répondre à cette lacune que ce livre a été rédigé. S'adressant à tous, croyants ou incroyants, il se présente comme un dictionnaire offrant la définition de 2 000 mots essentiels du vocabulaire chrétien. A consulter pour (re)découvrir que, dans leur acceptation religieuse,exaltation, oripeau, transfiguration ou viatique ont un sens bien précis. Jean Sévillia
Transmettre 30 mai 2008
Dernier en date d'une série d'ouvrages sur les mots de la foi, le tout nouveau livre de Pascal-Raphaël Ambrogi, Le sens chrétien des mots, est un dictionnaire original de 2000 mots chrétiens, noms propres ou communs. Ce livre de référence est offert à un prix économique (18,90€, 332p., Éditions Tempora).
Pour ceux qui recherchent un ouvrage plus volumineux, recommandons Les mots du christianisme de Mgr Dominique Le Tourneau : 7300 définitions sur 742 pages (26€, Fayard). Pour le vocbulaire de base, 200 mots pour dire la Foi, d'Agnès Savidan et Elyane Girouin (14€, Téqui) dit l'essentiel. Ce livre reprend une série de définitions parues dans les premières années de Transmettre.
Plus vaste mais aussi plus sommaire, signalons enfin le "Que sais-je ?" de Michel Feuillet intitulé Vocabulaire du christianisme (8€, 128p., Puf). Pour finir, nous déconseillons vivement le petit livre Les mots des chrétiens (Presses de la Renaissance, 2006), confus et incertain.
Denis Sureau
Pro Liturgia 15 mai 2008
Pascal-Raphaël Ambrogi, qui a été chargé d'enseignement dans différentes grandes écoles supérieures et chargé de mission en ministère ou dans de entreprises entreprises, est actuellement secrétaire général du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen au Sénat. Il nous livre un ouvrage dans lequel il dresse l'inventaire des mots du vocabulaire chrétien, afin de nous en donner le sens exact, précis, accessible à tous.
Homme de foi, Pascal-Raphaël Ambrogi ne s'est pas uniquement tourné vers les mots rares en matière religieuse, qui rencontrés au hasard d'une lecture demanderaient le secours d'un ouvrage pour en éclairer la compréhension; il se veut aussi serviteur et témoin du sens des termes que le christianisme emploie aujourd'hui afin de proposer une doctrine sûre à qui en fait la demande. Une des trouvailles maîtresses de son livre est donc d'avoir multiplié avec bonheur les citations intéressantes de la Bible, de la liturgie catholique, ou des grands auteurs spirituels. Bien plus qu'un simple "dictionnaire", c'est une véritable mine de textes qu'offre l'Auteur afin que son ouvrage puisse être utile aux prêtres, aux catéchistes, aux fidèles laïcs, aux étudiants en théologie ou en université. Voici quelques exemples de défintions trouvées:
* Laic, laïque n. Laique adj. Membre de la communauté chrétienne qui ne fait pas partie du clergé: le baptême incorpore le fidèle au Christ. Lai(aie) adj. laïque: un frère lai (resté laïc).
* Oripeau n. m. Etoffe ornée de lames métalliques ayant l'apparence de l'or ou de l'argent, suspendue aux murs et aux portails des églises à l'occasion d'une cérémonie.
* Salut n. m. Du latin salus, santé. Félicité éternelle, libération définitive du mal, communion parfaite avec Dieu: "Maintenant, Maître, c'est en paix, comme tu l'as dit, que tu renvoies ton serviteur. Car mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé face à tous les peuples." (Luc, 2, 29 à 31). Fait d'échapper au péché et à la damnation qui en est la conséquence.
http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/LivresConseilles.htm
Petites Affiches - Le quotidien Juridique 3 juin 2008
La spiriation n'est pas un mot que nous employons souvent. Il est pourtant fondamental pour la foi chrétienne. Il signifie que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils (filioque). A la fin du IV° siècle, Hilaire puis Ambroise esquissèrent cette affirmation. Elle devint le bien commun de la théologie avec saint Augustin. Charlemagne ajouta cette formule au Credo. Cette simple explication est tirée du dernier ouvrage de Pascal-Raphaël Ambrogi : Le sens chrétien des mots. Nous lui devions déjà les Particularités et finesse de la langue française dans lesquelles il défend l'usage correct de notre langue. Un manuel qui accompagne, non pas comme un grammairien rigide, la rédaction de tous les écrits, mais avec une certaine élégance, l'amateur et le curieux du français et de toutes ses ressources vivantes. "La langue s'appauvrit sans cesse du fait des erreurs de ceux qui la malmènent. C'est ainsi que la pensée perd de sa force, délayée dans l'imparfait, les proliférations oiseuses dévalorisant les apports indispensables, les substitutions à notre vocabulaire de vocables inutiles et les altérations irrémédiables de la syntaxe", affirme-t-il.
Se pencher sur la manière de s'exprimer et examiner les mots, qui relèvent autant de l'oeuvre d'art, conduit à s'intéresser au fondement de notre civilisation qui a nourri notre langue, c'est-à-dire le christianisme. "[Il] structure notre société et notre langue depuis deux mille ans", constate Pascal-Raphaël Ambrogi. Le continent européen a été profondément modelé par cette religion. Avant que les frontières ne fussent tracées, l'Europe était déjà chrétienne. L'art, l'architecture, l'organisation sociale et politique, les fêtes, la morale, le droit, nos valeurs, même s'ils ont emprunté la plupart de leurs fondements à la civilisation grecque puis romaine, ont pris naissance à la même source dont ont jailli Saint-Denis, Domrémy et Reims pour ne prendre que ces deux exemples. Le vocabulaire chrétien illustre plus que jamais la force de cet héritage considérable le nier relève d'une idéologie primaire, sans réflexion et frileuse devant d'auters courants pervertis. On devient Français en étant imprégné par le Christianisme ; on le demeure en ne le reniant pas. L'ouvrage de Pascal-Raphaël Ambrogi n'est pas un conservatoire dans lequel nous irions contempler des termes désuets. Il s'agit d'un dictionnaire vivant à usage quotidien. Ses pages mettent en évidence nos parlures, comme le dirait joliment un autre amoureux des mots, Claude Duneton. Il n'est pas rare d'entendre évoquer "une nouvelle obédience". L'on comprend tout de suite qu'il s'agit d'une soumission à une autorité. Etre en obédience, du latin oboediencia, c'est être soumis à une autorité spirituelle.
Si nous ne le savions, les cloches, qui annoncent les prières, les heures et aussi l'angélus et les événements qui rassemblent la communauté chrétienne ou encore les périls, sont un lien dans les villages comme dans les quartiers. Leurs sonneries font partie de notre culture, elles nous sont familières. Les cloches, instruments de musique, à la fonction liturgique, sont baptisées. Nous apprenons par ailleurs, si nous ne le savions déjà, que Baal, à l'origine d'une divinité du pays de Canan, vient de ba'al, "maître", "mari" en hébreu. Par une évolution dont les mots ont le secret, le dieu de l'Orage, Baal-Zéboul, devenupar dérision le "seigneur des mouches", donnera son nom à Belzébuth, le seigneur des démons. Les bonshommes que nous côtoyons tous les jours servirent à désigner, un temps, les frères Minimes, religieux de saint François d'Assise. "La foi est créatrice de culture", affirme le cardinal Poupard, dans sa préface.
Il y a de l'encyclopédie dans cet ouvrage qui prend parfois des allures de manuels. Saurions-nous décliner tous les vêtements liturgiques ? Par une habile successions de renvois, l'auteur a regroupé sous l'entrée "Aube", de alba, blanc, qui rappelle le baptême, la description et la définition des chasuble, chape, cordon, amict, grémial, huméral, mozette et autre mule ou rochet. Toutes les messes, de missa, congé, sont dites en deux pages, y compris la tridentine celle de saint Pie V. Ce dernier était un frère dominicain ; il tint à conserver son froc blanc. Cet habit est à l'origine de la soutane blanche que portent désormais les souverains pontifes.
Bertrand Galimard Flavigny