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Le Mammouth m'a tuer

Le Mammouth m'a tuer

Témoignage d'un instit' en banlieue

Bernard Viallet

Livre
Prix :
15,90 €
Disponibilité :
en stock, expedié sous 24h

 
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Année :
2008
Editeur :
Editions Tempora
EAN13 :
9782916053301
Notre référence :
30486
Nombre de pages :
288

Présentation de l'éditeur
Bernard Viallet a été directeur d’école primaire et a enseigné pendant trente ans dans des écoles particulièrement difficiles de banlieues parisiennes. Retraité depuis juillet 2007 et dégagé ainsi de son "devoir de réserve", l’auteur entend sensibiliser les consciences par le témoignage de son expérience en ZEP. C’est le récit, dans un style très vivant, du quotidien d’un enseignant qui se dévoue pour ses élèves autant que les limites de l’appareil administratif du "Mammouth" le lui permettent. Les difficultés rencontrées sont multiples : effectifs trop nombreux pour des professeurs souvent inexpérimentés, barrière de la langue, appareil administratif lourd voire incohérent, élèvescobayes des modes d’apprentissage, violences physiques et verbales, etc. L’"équité des chances" pour tous, souhaitée par l’Éducation nationale, est bien souvent absente dans les zones d’éducation prioritaires. Loin de toute idéologie, ce sont des faits concrets, des difficultés vécues qui sont rapportés ici pour favoriser un changement en profondeur de l’école primaire si nécessaire.
 


Recensions

N°340, septembre 2008

Récit du quotidien d'un enseignant qui se dévoue pour ses élèves autant que les limites de l'appareil administratif du "Mammouth" le lui permettent. Les difficultés rencontrées sont multiples : effectifs trop nombreux pour des professeurs souvent inexpérimentés, barrière de la langue, direction lourde voire incohérente, élèves-cobayes des modes d'apprentissages, violences physiques et verbales, etc. "L'équité des chances" pour tous, souhaitée par l'Éducation nationale, est bien souvent absente dans les ZEP. Ce sont des faits concrets et des difficultés vécues qui sont rapportés ici pour favoriser un changement en profondeur de l'école primaire.

N°69 - Juillet 2008

Faut-il arriver à l'âge de la retraite pour oser dire la vérité? Que la question nous vienne à l'esprit en dit long sur la chape de plomb qui pèse sur notre société. L'auteur, ancien directeur du primaire, n'accepte pas la fatalité de l'échec de notre système scolaire. Il s'en prend d'abord aux programmes. Il découpe à la moulinette la méthode de lecture globale puis s'en prend à la syntaxe. "Il nous fallut, dit-il, passer à la grammaire fonctionnelle puis structurale (...) la grammaire traditionnelle a été enterrée dans ces années-là et n'a jamais pu revenir, victime de ces méthodes". Quant à l'Histoire, il fallait "l'étudier transversalement. Cela revenait à faire l'histoire des costumes à travers les âges ou celle des transports". Le plus difficile reste dans la relation avec une population d'origine étrangère souvent acculturée. Dans une classe de CM2, notre enseignant crut intéresser ses élèves en montrant les photos prises pendant un séjour en Algérie. Un gosse osa "C'est pas comme ça l'Algérie (...) Il y a plein d'autoroutes, de buildings, de grandes villes illuminées. C'est moderne quoi! Pas les espèces de cases, de gourbis que vous nous montrez". Un autre accentuait le propos : "C'est plein de limousines, de belles voitures..." Ces mots en disent long sur le bourrage de crâne subi par ces enfants. Viallet évoque aussi les problèmes posés par le porc à la cantine, le refus de parents d'envoyer leurs filles à la piscine ou l'histoire de ce Centrafricain, qui maintenait son niveau d'allocation familiale en important des gosses du pays. A lire avec un bon anxiolytique.

Le 9 septembre 2008 Le cri du contribuable fait sa rentrée sur Radio Courtoisie - 02/09/08

« J’éprouvais le besoin vital de témoigner et partager ce que j’ai vécu, ayant enseigné et dirigé une école dans une zone particulièrement difficile, que tout le monde ne connaît pas forcément. J’y ai vu arriver des jeunes enseignants qui étaient complètement perdus, bien qu’étant passés par l’IUFM et ayant suivi la formation habituelle, ne sachant que faire devant une classe en révolution ! Comment s’adresser à une classe ? Comment passionner les enfants ? Comment ne pas se laisser déborder par le chahut et les événements quotidiens ? Comment regarder et parler aux élèves, comment se placer dans la classe ? Les technocrates qui dirigent les IUFM sont très forts sur la théorie mais bien incapables de répondre à ces questions ! » « Le Mammouth m’a tuer » (Tempora)

Lettre N°41 - 01 septembre 2008

Après plus de trente ans de service comme instituteur et directeur d'école dans la banlieue parisienne et ses ZEP, Bernard Viallet pose son sac et écrit ses mémoires. Il sait, d'expérience, que ce qu'il a à dire paraîtra incroyable, et qu'il sera taxé d'exagération. Mais la réalité est là, que lui-même et ses collègues affrontent avec courage, en prenant les initiatives qui s'imposent … lorsque la hiérarchie ne les en empêche pas. On trouvera dans ce livre une ample matière sur les écoles, les "instits", les élèves, les parents. Mais pourquoi le Mammouth ? Le Mammouth est ici la superstructure qui part du sommet de l'Administration, tous ces gens qui, bien à l'abri des réalités, ont le pouvoir d'élaborer des dogmes et des théories, et de les imposer aux acteurs du terrain. Si "notre Institution va droit dans le mur" comme le dit l'auteur, c'est parce que ceux qui devraient la piloter ont un bandeau sur les yeux. C'est à eux qu'on doit les pédagogies aberrantes, l'égalitarisme en vertu duquel des classes sont tellement hétérogènes que l'enseignement y devient impossible, les programmes ineptes et les examens truqués. Contrairement à ce qu'ils essaient de faire croire – avec succès, car c'est si simple ! – tout n'est pas une question de moyens. Citations "Etant à la fois témoin et acteur dans cette immense machinerie censée fabriquer de bons citoyens, je ne peux m'empêcher de me poser des questions et de me dire que je prête la main à quelque chose que je commence de plus en plus à désapprouver. Je suis persuadé que notre Institution va droit dans le mur. Tous les acteurs de terrain en sont plus ou moins conscients, mais rien ne change. Pire même, cela s'aggrave depuis près de trente ans." "Il ne faut absolument pas dépasser un quota de 10 % de non ou mauvais francophones dans une classe pour que l'imprégnation par la langue se passe correctement. A (l'école) Karl Marx, nous en étions à 90 %."


LE MAMMOUTH M’A TUER Personne n'a oublié le Ministre qui voulait dégraisser le mammouth et en a perdu son poste. Oui, le mammouth, c'est l'Education Nationale qui depuis qu'elle a été baptisée ainsi n'a pas beaucoup changé. Le mammouth évoque la pesanteur, l'inertie, la rigidité, tout ce qui, d'une manière progressive mais inéluctable, finit par user les meilleures volontés. Il est assez fréquent de voir le grand public tirer à boulet rouge sur les enseignants qui, même s'ils ne sont pas tous exemplaires, ont tout de même pour eux que leur métier est loin d'être paisible. Les descriptions de Bernard Viallet ont comme premier mérite de nous mettre à la place d'un enseignant ou d'un directeur d'école qui, tout bien pesé, passe plus de temps à régler les problèmes du quotidien qu'à pouvoir se préoccuper de la réussite de ses élèves. Il aimerait bien qu'il en soit autrement mais le mammouth et la société qui l'entoure ne font rien pour lui faciliter la tache. A chaque page de votre lecture, vous retrouvez mélés humour et tragédie. Bernard Viallet a pris de la distance et raconte son quotidien avec un certain amusement, ce qui rend la lecture agréable. Mais, que de bonne volonté gâchée, que de frustrations, que de dysfonctionnements. S'il ne s'agissait pas d'une institution qui se présente comme garante de l'égalité des chances, on en sourirait volontiers. Mais qu'il y a de distance entre les intentions affichées et la réalité. A lire Bernard Viallet, il parait clair que Claude Allègre avait raison : il est urgent de dégraisser le mammouth et de lui redonner un peu de souplesse. Est-ce encore possible ? Frédéric Prat

N°2865 - 4 juillet 2008

« Non pas un pamphlet contre l’Education Nationale, un de plus, comme le titre le laisserait croire. Seulement un témoignage que l’on pourrait même trouver parfois trop mesuré, pour peu que l’on appartienne au sérail. Son auteur, désormais retraité après quelques trente ans passés en banlieue parisienne comme instituteur et directeur d’école primaire, raconte sa vie professionnelle. Avec une totale simplicité. Sans outrance. Sans se poser en justicier ou en victime. Son récit n’en prend que plus de force. Cet honnête homme croyant en sa mission (ainsi les ‘Hussard noirs » de la République) a vécu de l’intérieur la transformation de l’Ecole. Sa carrière a connu tous les bouleversements qui de réforme en réforme, d’incohérence en incohérence, de folies utopistes en délires pseudo-scientifiques, ont conduit à la situation actuelle. Laquelle, en dépit de quelques coups de projecteur liés à l’actualité, est ignorée des Français. Et bien pire que ce qu’ils imaginent. Durant toute sa carrière, ce fonctionnaire croyant aux vertus de l’enseignement public, respectueux de la hiérarchie, soucieux d’appliquer les directives, réfractaire au syndicat majoritaire et, de ce fait, objet de la vindicte syndicalo-administrative, a connu maintes difficultés que le lecteur profane découvrira ici. Il en sera effaré. Le chapitre intitulé « Maths modernes et autres réformes » met, en particulier, l’accent sur les aberrations pédagogiques qui ont suivi 1968 au risque de sacrifier toute une génération d’enfants. Son préfacier, instituteur comme lui, confirme ses dires et se gausse du jargon en usage chez les spécialistes de la « didactique » et autres « projets d’école » et « journées pédagogiques ». Malgré nombre de méchefs et de déceptions, Bernard Viallet n’a pas perdu ses convictions. Il expose dans sa postface ses propositions pour sauver l’Education Nationale. Si certaines sont discutables, la plupart sont frappées au coin du bon sens. P-L Moudenc

23 juin 2008

De rapports alarmistes en témoignages accablants, les écrits ne manquent pas pour déplorer la dégradation continuelle du système scolaire français. Parmi ceux-ci, l'ouvrage de Bernard Viallet arrive à point nommé. Cet ancien instituteur et directeur d'école nous plonge dans l'univers stupéfiant des zones d'éducation prioritaires (ZEP) où il a enseigné pendant trente ans. Pour qui ne connaît pas, le spectacle vaut le détour : violences quotidiennes, classes où le françai n'est parfois la langue maternelle que d'un élève sur dix, professeurs souvent inexpérimentés... Face à cela, l'exaspération n'est jamais loin de prendre le pas sur un remarquable dévouement. Tout y passe, des magouilels semi-mafieuses pour bénéficier des allocations familiales aux lourdeurs bureaucratiques. Et, pour couronner le tout, des sommes faramineuses jetées par les fenêtres ! Les vérités décrites par Bernard Viallet ne sont pas toujours bonnes à dire. Pour refuser la fatalité, l'ouvrage se clôt sur une série de propositions aussi urgentes que nécessaires : réformer de fond en comble les IUFM pour qu'ils soient enfin efficaces, praitquer un enseignement à la carte, réaffecter les moyens pour qu'il n'y ait plus "un fonctionnaire quelque part, occupé à quelque chose, pour chaque enseignant placé face aux élèves". Au final, un livre rafraîchissant, qui fourmille d'anecdotes. On serait parfois porté à rire si le tableau n'était celui d'enfants sacrifiés sur l'autel des idéaux égalitaristes. Jean-Paul Brighelli sonne quant à lui la fin de récré et demande aux hommes politiques d'engager de profondes réformes. L'auteur médiatique d'un témoignage retentissant publié en 2005 - la fabrique du crétin - récidive avec un opus mêlant analyses et propositions. Une dénonciation implacable de ceux qui demandent à cor et à cri toujours plus de moyens, pour mieux retarder les changements structurels. Une autopsie minutieuse d'un système qui marche sur la tête, de la maternelle à l'université. Le constat est claire : "L'école moderne a prononcé le divorce de l'instruction et de l'éducation en donnant tous les torts à la première. Elle fait de l'ignorance une vertu, de la bêtise une norme." les propositions, elles aussi, sont percutantes : mettre fin au collège unique, refonder les programmes, décréter la liberté pédagogique. Vaste programme. Pas une minute n'est à perdre. Guillaume Clérel

19 mai 2008

Enseignant pendant toute sa carrière puis directeur d’école élémentaire pendant douze ans dans des écoles particulièrement difficiles de la banlieue parisienne, Bernard VIALLET, enfin dégagé de son « devoir de réserve », entend sensibiliser les consciences en apportant son témoignage sur la réalité au jour le jour de l’enseignement dans les ZEP (Zones d’éducation prioritaire). C’est le récit, dans un style très agréable et très vivant du quotidien d’un enseignant qui se dévoue pour ses élèves autant que le lui permettent le lourd appareil administratif du Mammouth. Les difficultés rencontrées sont de tous ordres : effectifs trop nombreux pour des professeurs souvent inexpérimentés, barrière de la langue, pesanteur des comportements, élèves cobayes de « réformes » abracadabrantesques, ascenseur social en panne, violences au quotidien. On en découvre de belles dans ce livre, indispensable à qui veut comprendre de l’intérieur le fonctionnement des écoles en milieu défavorisé. Les faits sont accablants, mais le récit, d’une totale honnêteté, loin de toute idéologie, fait réfléchir et veut aider à favoriser un changement en profondeur de l’école primaire, socle indispensable qui doit être établi sur le roc et non sur le sable comme il l’est actuellement. Un livre passionnant qui pose les vraies questions et peut même ouvrir des pistes de renouveau… D’ailleurs, l’auteur termine ainsi : « Alors de grâce, inutile de tirer sur l’ambulance. L’Ecole est tout ce qui reste de l’Etat Républicain dans les cités… Et c’est le seul espoir pour les plus humbles. » CC. Rider

n°193 mai 2008

« Un livre qui ne parle que d’école mais qui pourtant décrit très précisément notre monde actuel ». Marc Le Bris, préfacier, résume assez bien la teneur de l’ouvrage de son collègue Bernard Viallet. Avec une ironie amère qui pointe à chaque détour de phrase, cet instituteur de la banlieue rouge d’Île-de-France nous conte le périple d’un navire qui, prenant l’eau de toute part, continue à mener sa mission : apprendre à lire, écrire, compter du CP à l’entrée en sixième à des enfants qui ressemblent de moins en moins à des enfants. L’intérêt de ce témoignage est contenu dans le parcours de son auteur qui intègre l’Éducation nationale dans les années 60, quelques années avant la liquidation en règle du système ancien, du certificat d’étude, de la méthode Boescher, des notes et du classement des élèves. « L’Éducation nationale est alors satisfaite car elle se sent moderne et les orthophonistes n’ont jamais autant prospéré ». Travail « d’éveil » en histoire et géographie, lecture globale ou mixte, grammaire fonctionnelle ou structurale : « Quelle passion aurait-on pu mettre dans ces salmigondis ? », s’interroge perplexe Bernard Viallet. Notre instituteur gravit progressivement les échelons, pour achever sa carrière comme directeur de l’école… Karl Marx. L’inertie du Mammouth, son incapacité à se remettre en cause, à écarter ses éléments incompétents voir nuisibles, la lâche discrétion d’une hiérarchie « toujours prête à ouvrir le parapluie pour se prémunir d’on ne sait quoi », la calamiteuse cogestion de l’école entre technocrates dogmatiques de l’Académie et syndicalistes omnipotents, l’absentéisme des parents en matière d’éducation ou au contraire, leur agressivité lorsqu’il s’agit de défendre bec et ongles leurs rejetons… rien ne semble avoir été épargné à notre auteur qui visiblement en a gros sur le coeur. Pas de fausse pudeur dans ce témoignage sur « le plus beau métier du monde ». Simplement un souhait : « De grâce, inutile de tirer sur l’ambulance. L’école est tout ce qui reste de l’État républicain dans les cités… » Guillaume Desanges
 
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