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La saga capétienne
D'Hugues Capet à Louis XVI
Gabriel Dubois
Livre
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Editeur : Editions Tempora
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Présentation de l'éditeur
D’Hugues, le premier roi capétien, à son lointain descendant Louis XVI, décapité sous la Révolution Française, ce sont presque 1000 ans qui nous sont contés dans cet ouvrage. Comment Hugues Capet est monté sur le trône ? Qui est Philippe V Le Long ? Dans quel état Louis XIII a-t-il laissé la France au futur Roi Soleil ? La saga capétienne, faite de grands évènements et de caractères bien trempés, est indissociable de l’histoire politique française. L’histoire de la famille royale que Gabriel Dubois a entrepris de nous conter est le résultat de plusieurs années de travail et de recherches, une somme des connaissances historiques sur la monarchie française.
Ouvrage accessible à un large public avec un plan chronologique qui permet d’aborder les différentes périodes avec clarté : chacun des rois est passé en revue puis ce sont les différentes institutions étatiques,ancêtres de nos institutions républicaines, qui sont décrites, de leur création à leurs évolutions.
Recensions
27 Juin 2008
Gabriel Dubois : Aimer la France et connaître son histoire
Entretien avec Gabriel Dubois, jeune essayiste et historien,
Vous venez de publier un imposant volume sur l'histoire de la royauté française. A quel public est-il destiné ?
"La saga capétienne" est destinée à un public large, celui de l'honnête homme qui, ayant déjà quelques connaissances sur la période, désire mieux la connaître. Si l'érudit n'apprendra rien, j'ai eu pour ambition de faire le miel de l'amateur éclairé et de l'étudiant.
Vous renouez avec l'histoire chronologique, qui n'a pas très bonne presse dans la France contemporaine. Est-ce le résultat d'un choix "idéologique" ?
Pas le moins du monde. Je me suis seulement dit que, si le lecteur voulait y comprendre quelque chose, il fallait lui donner un repère solide. Et quel plus beau tuteur que la chaîne du temps? Concernant l'histoire thématique, je n'en ferai jamais la méthode de fonctionnement d'un de mes ouvrages, à l'exception d'une étude spécifique sur tel ou tel point. En effet, je pars du principe qu'on ne peut se lancer de façon constructive dans l'histoire thématique qu'après avoir déblayé le chronologique.
Ce retour à la chronologie ne risque-t-il pas de se faire au détriment de l'histoire des idées, de l'histoire des institutions, ou d'autres formes d'histoires plus contemporaines ?
Pas du tout. Une étude sérieuse suivant une ligne chronologique peut tout à fait laisser apparaître en toile de fonds une évolution institutionnelle et idéologique. Je pense d'ailleurs que l'étude sérieuse des événements et de leur enchaînement permettant de mieux cerner l'évolution et le contexte des idées et des institutions en donne une perception plus sûre. Qui comprendra quelque chose à la loi fondamentale de catholicité s'il n'a pas en tête l'évolution historique du catholiscisme en France, du baptême de Clovis aux guerres de religions ? C'est un peu "l'empirisme organisateur" de l'étude de l'histoire...
Vous écrivez une dernière partie sur les institutions, dans une logique qui semble assez tocquevillienne, de continuité entre Ancien Régime et modernité politique. N'êtes-vous pas frappé aussi par l'aspect de rupture des événements révolutionnaires ?
Si, bien sûr, et j'espère l'avoir montré dans mon chapitre sur Louis XVI. A vrai dire, si continuité il y a entre les institutions de la royauté et celles de la France contemporaine, elle se situe dans la forme, le fonctionnement concret et technique, mais en aucune manière sur le fond. Les institutions restent des outils au service d'une réalité humaine et d'idées. La Révolution en dépit de sa table rase a conservé bon nombre d'institutions, mais elle a totalement rompu avec les idées de la royauté.
Il est clair qu'on ne peut pas comprendre la France sans connaître ces presque mille ans d'histoire capétienne. Mais, pour vous, la monarchie semble être également une idée d'avenir. Pourriez-vous nous en dire plus ?
Les idées ne meurent pas. Elles peuvent tomber dans l'oubli pour un temps plus ou moins long, puis revenir vers nous sous un visage méconnaissable. Une seule chose est sûre, une fois qu'elles sont lancées, elles acquièrent l'immortalité, même si personne ne peut dire où et quand elles tomberont en sommeil puis reviendront au jour. La royauté, autant qu'une institution politique concrête, historiquement datée, est une idée politique, une conception des rapports entre l'institution politique et les habitants de la cité. Si le temps des treize siècles qui ont fait la France semble achevé, l'idée de la royauté française a toujours de l'avenir. Mais, ici, peut-être faudrait-il méditer la conception de l'histoire du philosophe Jean-Baptiste Vico. Je ne résiste pas à l'envie de vous renvoyer aux chapitres correspondants de la remarquable "Histoire mondiale des idées politiques", publiées récemment par Yves-Marie Adeline.
semaine du 20 au 26 Août 2008
Huit siècles vous contemplent.....
Avec un remarquable esprit de synthèse, en évitant l'écueil d'une historiographie convenue, Gabriel Dubois parcourt à grands traits, en moins de 700 pages, la chronique palpitante des "quarante rois qui en mille ans firent la France". Une histoire de famille qui, après cela, n'aura plus aucun secret pour vous!
par Philippe Delorme
22 mai 2008
Vendredi 30 mai 2008, Gabriel Dubois, auteur de
La saga capétienne, sera l’invité du
Libre-Journal de Jacques Trémolet de Villers de 19h30 à 21h (Radio Courtoisie).
Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz :
Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.
Radio Courtoisie par satellite :
Sur les bouquets satellites TPS et CanalSat, si vous êtes abonné à l'un de ces bouquets, pressez le bouton RADIO de votre télécommande et choisissez "Radio Courtoisie" dans la liste de radios proposées.
2 Juin 2008
Il faut, au moins de temps à autre, s’abstraire de la politique quotidienne et réfléchir à l’enchaînement des faits qui ont abouti au monde dans lequel nous vivons. Un certain nombre d’ouvrages peuvent être recommandés pour y aider.
Dans une perspective générale s’appuyant sur des approches très précises, Christian Grataloup propose une Géohistoire de la mondialisation.
Le temps long du monde (Armand Colin, Paris, 2007, 256 pages), belle réflexion sur, entre autres, la place de l’Europe, « tard venue » mais qui « impose son rythme » pour plusieurs siècles. Jean-Noël Robert, lui, place avec beaucoup de nuances Rome, la gloire et la liberté.
Aux sources de l’identité européenne (Les Belles Lettres, Paris, 2008, 384 pages). Quant à Sylvain Gouguenheim, évidemment pourchassé par les tenants du conformisme politique et historique — comme le fut il y a quatre ans Olivier Pétré-Grenouilleau avec
Les traites négrières —, il expose, dans
Aristote au mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne (Seuil, Paris, 2008, 288 pages), ce qui va à l’encontre de « la thèse d’un islam civilisateur, pionnier, au génie exceptionnel, auquel l’Occident devrait tout ».
Au cœur de la période médiévale, Patrick Huchet invite à se rendre
Sur les pas de saint Louis (Ouest-France, Rennes, 2008, 128 pages), souverain dont il montre la place en Europe.
Plus généralement, Gabriel Dubois retrace La saga capétienne d’Hugues Capet à Louis XVI (Tempora, Perpignan, 2008, 672 pages), restituant la dimension religieuse d’une monarchie qui, de la France, « a juste la jouissance » et qui reste fondamentalement « un régime d’équilibre ». Cela n’empêche pas d’apprécier le rôle tenu ensuite par un souverain encore méconnu et décrié, à travers notamment deux ouvrages : Napoléon III (Tallandier, Paris, 2008, 752 pages) détaillé par Éric Anceau et Napoléon III le mal-aimé (Les Belles Lettres, Paris, 2008, 242 pages) raconté par Lucian Boia.
Pour remettre en cause les idées reçues et voir notamment comment « la civilisation […] n’est qu’un travail de termites, destiné à être anéanti par le métabolisme de la terre », Sandro Landi s’est attelé à la
biographie de Machiavel (Ellipses, Paris, 2008, 4 + 308 pages). Quant à l’acception courante du mot machiavélisme, elle conduit David Pryce-Jones à pourfendre
Un siècle de trahison.
La diplomatie française et les Juifs 1894-2007 (Denoël, Paris, 2008, 256 pages) car le quai d’Orsay et nombre de dirigeants et penseurs n’ont jamais, selon lui, songé qu’à « la constitution d’un vaste bloc euro-arabe […] héritant du rêve d’empire franco-arabe bâti sous Napoléon III ».
La question de l’antisémitisme lors de la Seconde Guerre mondiale est magistralement traitée par Simon Epstein dans
Un paradoxe français. Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Albin Michel, Paris, 2008, 624 pages) — avec un remarquable chapitre sur François Mitterrand. De même, Patrick Buisson sort des clichés sur l’ordre moral dans son
1940-1945 Années érotiques. Vichy ou les infortunes de la vertu (Albin Michel, Pars, 2008, 574 pages). Pour comprendre les « diversités européennes », on recommandera volontiers la lecture de l’étude très fouillée de Tony Judt,
Après guerre. Une histoire de l’Europe depuis 1945 (Armand Colin, Paris, 2007, 1024 pages). En se limitant à notre pays, on pourra consulter, outre l’assez sommaire
France du ministère des Affaires étrangères et européennes (Paris, 2008, 160 pages), deux autres publications de la Documentation française,
L’identité nationale (Cahiers français n° 342, janvier-février 2008) et
La France en 2007 (Paris, 2008, 160 pages).
Jean Étèvenaux © acip
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