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Aux sources de l'Europe
Les premiers temps
Michel Fauquier
Livre
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Editeur : Editions Tempora
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Présentation de l'éditeur
On s’interroge beaucoup ces derniers temps sur les racines de l’Europe, à l’heure où celle-ci traverse une évidente crise d’identité. Mais chercher les origines de la construction européenne dans des racines suppose, soit de les accepter toutes sans discernement, soit de n’en retenir que quelques unes, ce qui déclenche inévitablement un débat aux relents idéologiques. Parler des origines européennes en terme de sources, permet de retenir de chaque expérience passée ce qu’elle a eu de bon, et d’écarter ce qu’elle a eu de mauvais, pour éclairer les générations présentes qui auront à bâtir l’Europe de demain en opérant des choix déterminants.
Cet ouvrage propose d’analyser l’apport des temps antiques et médiévaux à la construction de l’Europe, à travers l’étude de moments décisifs où l’histoire de cette Europe s’est nouée : tour à tour, sont ainsi étudiées les contributions de la Grèce et de la Rome antiques, du christianisme, de l’empire (héritage romain et relectures médiévales), de la monarchie (à travers l’exemple capétien) et du monachisme.
Chaque étude est illustrée par une œuvre d’art majeure qui est commentée, ainsi que par des textes et documents essentiels qui ont fait date dans l’histoire européenne. L’ouvrage est accompagné d’un apparat critique important (indices, bibliographies) qui en rendra l’usage plus facile et permettra de prolonger la réflexion ouverte : cet ouvrage, loin de prétendre clore la discussion sur les origines européennes, veut au contraire la nourrir, à la façon d’une propédeutique, soit à une réflexion personnelle, soit à des études supérieures.
l'auteur :
Professeur agrégé d’histoire enseignant en khâgne moderne (la Perverie, Nantes) et dans un Institut de Lettres et Sciences politiques (Institut Albert-le-Grand, Les Ponts de Cé/Angers), Michel Fauquier livre avec cet ouvrage la synthèse de près de quinze ans d’enseignement supérieur.
Recensions
Été 2009
Ce premier volume (406 p.) d’un ensemble de deux consacrés à l’histoire de l’Europe est issu d’un constat qu’a fait l’auteur lors de ses cours en premier et second cycle d’enseignement supérieur : les programmes de l’enseignement secondaire ne proposent plus qu’une sorte de survol rapide et approximatif des temps historiques lus à partir des seules problématiques modernes. Ainsi par exemple, pour l’auteur,du fait que la démocratie athénienne soit, pour une large part, une reconstructionrétrospective des politologues modernes, qui négligent à la fois l’étude de ses fondements et du contexte dans lequel cette démocratie a émergé, les débats qui ont
accompagné son élaboration, et le prix qu’elle a coûté au reste de la Grèce — pour ne citer que ces points —, aucun élève issu
de l’enseignement secondaire ne semble être conscient. Sur cette base, il est impossible et même impensable de bâtir une réflexion
un tant soit peu pertinente et c’est pourquoi Michel Fauquier choisit de concentrer son attention sur des « noeuds », retrouvant ici une intuition chère à Alexandre Soljenitsyne : non pas tout savoir de l’histoire européenne, mais chercher à en comprendre les ressorts. Il s’est agi de remettre les choses à leur place, en rétablissant des équilibres rompus au profit de lectures visant moins l’intelligibilité de l’histoire que le service d’intérêts contemporains. Pour Michel Fauquier,
l’Europe prend une première conscience d’elle-même au moment des guerres médiques, beaucoup plus que par l’expérience athénienne. Les Grecs comprirent alors ce qui les unissait et les distinguait des Orientaux. Le second noeud réside dans la constitution de cette première forme institutionnelle
de l’Europe qu’a été la construction impériale romaine : pas plus que l’union des Grecs face aux Perses, cette étape ne
visait d’ailleurs la réalisation d’un projet préétabli et parfaitement réfléchi, quoi qu’on en dise. A cette frontière tracée par les Grecs, sur laquelle s’est appuyée la forme
romaine, le christianisme a ajouté le contenu : c’est le troisième noeud. Cette fois l’Europe avait un projet conscient, auquel elle allait donner un faciès particulier, le christianisme
n’étant en soi ni une « religion européenne » ni une religion «pour les Européens». Les quatrième, cinquième et sixième noeuds ouvrent des voies à cette Europe ainsi orientée : l’empire renaissant des Carolingiens et des Ottoniens relança
le projet universel en Europe, nous dirions « fédéral » ; les monarchies qui se firent dans le lit des aléas auxquels furent
confrontés ces empires, développèrent au contraire une logique différente et même concurrente que nous dirions «confédérale». Un débat, qui perdure de nos jours, s’ancrait ainsi avec les quatrième et cinquième noeuds. Le sixième tente de dépasser
ce débat en ramenant à l’essentiel : c’est la construction monastique dont l’extension recoupe, peu ou prou, de façon étonnante la carte de l’Europe actuelle. Le septième noeud qui commencera le prochain volume est un des plus complexes, le mot
« noeud » prenant ici tout son sens. Il s’agit de montrer comment on a basculé de l’Occident chrétien — l’Europe médiévale héritée des temps antiques — dans l’Europe moderne, ce que nous appelons l’Europe tout court. Ce basculement s’est opéré autour
d’un débat qui remettait en cause les fondements les plus solidement établis de la conscience européenne, le temps du
« désenchantement du monde ».
Le texte se développe sur le mode historique, alternant parties descriptives et parties analytiques. Un très important appareil
de notes éclaire des notions qui ne sont pas nécessairement connues de tous et fait de rapides mises au point biographiques, pour que le discours prenne tout son sens. De nombreux textes d’époque ou synthèses émaillent le discours qu’ils appuient ou éclairent.
Une sélection bibliographique très sévère et commentée clôt chaque noeud pour ceux des lecteurs qui désireraient aller plus loin. Enfin, trois index très nourris sont mis en fin de volume pour se repérer plus facilement en son sein. C.R.
N°1621
La vocation de l'Europe
À une époque où le débat sur les racines de l'Europe tente d'être oublié par les élites, Michel Fauquier vient rappeler que nous devons notre sentiment et notre réalité d'Européens à des sources, à des noeuds. Sources porteuses des mythes et de l'imaginaire collectif mais véritable raison d'être enraciné, ces sources européennes disent notre communauté européenne avant l'heure. Se trouvent aussi les noeuds historiques : choix politiques, affirmation d'une vocation...Ces noeuds sont les carrefours où l'Europe a fait les choix déterminant sa vocation chrétienne. Dans cette histoire, la France éclate d'un singulier destin : nation bénie mais...
Convoquant tour à tour l'art, sous toutes ses formes, les grandes épopées occidentales, la spiritualité, Michel Fauquier livre ici un ouvrage fort documenté, sain et salutaire. Accessible à tous, un livre qui doit figurer dans toutes les honnêtes bibliothèques. On ne s'y ennuie jamais et la langue en est tout simplement belle.
Jean-Luc ANGELISProfesseur à l'institut Albert-le-Grand, Michel Fauquier, agrégé d'Histoire, enseigne en khâgne à la Perverie (Nantes).
On s’est beaucoup interrogé à juste titre ces derniers temps sur les racines de l’Europe, à l’heure où celle-ci traverse une évidente crise d’identité. Mais chercher les origines de la construction européenne dans des racines suppose, soit de les accepter toutes, soit de n’en retenir que quelques unes, ce qui déclenche inévitablement un débat aux relents idéologiques. Parler des origines européennes en terme de sources, permet de retenir de chaque expérience passée ce qu’elle a eu de bon, et d’écarter ce qu’elle a eu de mauvais, pour éclairer les générations présentes qui auront à bâtir l’Europe de demain en opérant des choix déterminants. Cet ouvrage propose d’analyser l’apport des temps antiques et médiévaux à la construction de l’Europe, à travers l’étude de moments décisifs où l’histoire de cette Europe s’est nouée. Tour à tour, sont ainsi étudiées les contributions de la Grèce et de la Rome antiques, du Christianisme, de l’empire (héritage romain et relectures médiévales), de la monarchie (à travers l’exemple capétien) et du monachisme. Chaque étude est illustrée par une œuvre d’art majeure qui est commentée, ainsi que par des textes et documents essentiels qui ont fait date dans l’histoire européenne. L’ouvrage est accompagné d’un apparat critique important qui en rendra l’usage plus facile et permettra de prolonger une réflexion ouverte.
Cet ouvrage, loin de prétendre clore la discussion sur les origines européennes, veut au contraire la nourrir, à la façon d’une propédeutique, soit à une réflexion personnelle, soit à des études supérieures et ultérieures.
Guillaume Lenormand
N°152 - Octobre 2008
Trois des éminents professeurs de l'institut Albert-le-Grand viennent de publier des ouvrages que nous souhaitons vous présenter
Michel Fauquier, professeur agrégé d'histoire qui enseigne en khâgne à la Perverie à Nantes :
Aux sources de l'Europe aux éditions Tempora, nous propose d'analyser l'apport des temps antiques et médiévaux à la construction de l'Europe.
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